Alexandrins
demandons nous un peu si c’est pas dur
d’écrire
Un sonnet de métrique ayant à volonté
la longueur en sortant de mes si éhontés
Songes qui n’ont plus l’heur de gagner ton
sourire
Ce n’est pas difficile: un sonnet peut redire
Pour la énième fois les même éculés
Poncifs pour te faire rire n’espérant
désormais
Emouvoir autrement la source des soupirs…
Mais, comme on dit si bien Place du
Colonel
Fabien, s’il faut savoir bien finir un
rêve
que dire d’un sonnet, il faut qu’ici
s’achève
Cet essai au labo des mètres élastiques,
Le bord phosphorescent de la mer des
tropiques
Ne berçant mon sommeil d'un rêve solennel
Décasyllabes
Si un jour vois tu je devais écrire
Un sonnet de vers longs à volonté
Oubliant un temps mes rêves éhontés
dont Elisabeth ne veut plus sourire
Ce n’est pas si dur un sonnet peut dire
Et redire encore les plus éculés
Poncifs on espère faire riquauller
Celle dont je n’ai plus aucun soupir
Puisqu’il faut savoir achever un rêve
et c'est bien connu Colonel Fabien
Au tercet suivant ce sonnet achève,
mais un mot encore en mètres élastiques:
nulle phosphorescence en mer des
tropiques,
n’illumine un ciel qui ne cache rien.
Octosyllabes
je veux montrer qu’on peut écrire
Un sonnet de vers écourtés
En oubliant la volupté
De recevoir de vous quoi lire
C’est fort facile et l’on peut dire
La même chose avec huit pieds
Qu’avec les douze dont il sied
D’agrémenter nos longs soupir
Faut il changer ici d’emploi
Finir un rêve comme on dit
au PCF ainsi finit
Dans ce tercet d’octosyllabes
le bon sonnet sorti du lab-
Oratoire
où je prie pour toi
Heptasyllabes
Est-ce que je pourrais écrire
Un sonnet dont les versets
Ont tel mètre sans verser
Dans mes si triviaux délires ?
Facile, un sonnet peut dire
et redire les clichés
usés
qu'est-ce qu'on va chercher
quand privé de longs soupirs!
Il faut qu’un sonnet achève,
Comme il faut finir un rêve,
disait bien la CGT.
Sous n’importe quelle métrique
on s’emmerde si l’on explique
nos songes de nuit d’été!