Sonnet A Juju qui trouve mes vers obscurs

Hé quoi, ma fille j’apprends

Que tu trouves mes vers obscurs !

Un bon poète n’a cure

Des jugements ignorants

 

Mais moi j’avoue me surprend

Ce qui m’est comme une injure

Croyant suivre la très pure

Ligne d’Apollon ardent

 

Puis-je signaler aussi

Si tu ne comprends ceux-ci

Qu’ils ne sont guère incongrus

 

Il est des choses incertaines

Dans la vie vaut-il la peine

D’en plus versifier dessus